Kyoto

Quartier de la Gare de Kyoto

Publié le 26/06/2018

30 minutes de train et nous voilà à Kyoto ! Nous resterons 10 jours dans cette ville où plusieurs jours de pluie sont prévus : cela nous permettra de nous reposer. 😊 Nous constatons qu’à Kyoto il y a énormément de touristes et beaucoup de français : nous n’étions plus habitués. Commençons la visite par le quartier de la gare qui comporte quelques points d’intérêt.

La gare en elle-même a une architecture très moderne. La construction actuelle date de 1997. Pour son toit en damier, l'architecte Hiroshi Hara s'est inspiré de la disposition des ruelles de la vieille ville.


Juste en face de la sortie principale, on trouve la tour de Kyoto. Sa construction dura un an et fut achevée en 1964 à l’occasion des Jeux Olympiques de Tokyo. Elle a la particularité de ne pas reposer directement sur le sol mais de s’appuyer sur un bâtiment. Elle est construite en feuilles d'acier soudées entre elles, ce qui lui donne une forme cylindrique. Cette structure la rend très résistante aux catastrophes naturelles.


Non loin de là se trouvent deux temples bouddhiques : Higashi-Honganji et Nishi-Honganji. Leurs structures et leurs noms similaires ne sont pas un hasard, ils ne formaient initialement qu’un seul et même temple. Le Nishi est le Hongan-ji d’origine, initié en 1591. En 1602, il se voit séparé en deux versions distantes de quelques centaines de mètres, d’où naît alors le Higashi.

Le Higashi-Honganji fut ravagé à de nombreuses reprises : par un premier incendie en 1617 qui rasa beaucoup de ses bâtiments puis en 1864 et en 1895, à nouveau par les flammes. La plupart des structures actuelles datent ainsi du début du XXe seulement. Il abrite l'une des plus grandes constructions en bois au monde, et la plus grande de Kyoto : le toit du Goei-do mesure 76 mètres de long sur 58 de large.


Le Nishi-Honganji, contrairement à son homologue, est classé au patrimoine de l’UNESCO. Ses bâtiments sont également listés comme trésors nationaux. En effet, ils ont résisté à la plupart des dommages causés par les incendies : ses bâtiments actuels remontent donc pour la plupart au XVIIe siècle.


Au sud de la gare se trouve le temple bouddhiste To-ji également inscrit au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO en 1994. Ce temple est connu pour sa pagode aux cinq étages, haute de 57 mètres, ce qui est fait la plus haute tour en bois du Japon. Construite en 796, elle sera reconstruite plusieurs fois en raison de différents incendies et des guerres. La version actuelle date quant à elle de 1643.


Les bâtiments dans l’enceinte du temple ont été détruits par de nombreux incendies et furent reconstruis au début de XVIIème siècle.


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Sud de Higashiyama

Publié le 27/06/2018

Grosse journée en perspective avec au programme la visite de nombreux temples et la découverte des ruelles du quartier traditionnel de Kyoto.

Commençons par la visite au calme du Sanjusangen-do où l’on trouve une collection de 1.001 statues de Kannon, la déesse bouddhique de la compassion. Cette collection est impressionnante avec de part et d'autre d'une magnifique représentation de Senju Kannon (aux mille bras et onze têtes), les dix rangées de cent statues à échelle humaine. Le bâtiment d’origine date de 1164 et fut reconstruit au XIIIème siècle après avoir été détruit dans un incendie. Il s’agit de la plus longue construction en bois du Japon avec ses 120 mètres. Sur toutes les statues, seules 124 ont survécu à l’incendie et sont donc d’origine.


Changement d’ambiance avec le surpeuplé Kiyomizu-dera classé au Patrimoine de l’UNESCO, un complexe constitué de plusieurs temples, pagodes, d’un sanctuaire shintoïste et d’une cascade, tous construits autour du pavillon principal. Ce dernier est célèbre pour sa plateforme, soutenue par des centaines de piliers, à flanc de colline d’où l’on a une vue impressionnante sur Kyoto.


La construction d’origine date de 778 mais les édifices ont dû être reconstruits en 1633. On peut y accéder à l’utérus de Daizuigu Bosatsu, la mère du Bouddha. On marche en suivant une corde, plongé dans l’obscurité, jusqu’à atteindre une pierre illuminée qui permet d’exaucer un vœu en la faisant tourner sur elle-même : nous verrons bien si cela marche. 😊 La cascade quant à elle est divisée en trois filets d’eau. Elle peut être bue au moyen de longs manches terminés par une coupe métallique. Chaque ruissellement a une vertu associée : l’un apporte la réussite scolaire, l’autre la longévité et le dernier, le succès en amour. La ballade est agréable (malgré le monde) tout autour de ses bâtiments au rouge flamboyant.


Nous marchons ensuite en direction du prochain temple. Nous passons par Sannenzaka et Ninenzaka de jolies ruelles japonaises commerçantes exclusivement piétonnes qui ont beaucoup de charme. On peut y voir de nombreuses maisons traditionnelles en bois.


On remarque le Ryozen-kannon pour son immense statue de la déesse de la miséricorde qui fut construite en 1955 pour promouvoir la paix et honorer la mémoire des Japonais et des soldats Alliés morts pendant la guerre du Pacifique.


Juste à côté se trouve le Kodai-ji, un temple bouddhiste zen. Il a été fondé en 1606 par Kita no Mandokoro à la mort de son mari Tokugawa Ieyasu, pour honorer sa mémoire et prier pour lui. Le bâtiment actuel est une reconstruction, celui d’origine ayant brûlée en 1912. Il possède un magnifique jardin et une jolie forêt de bambou.


On retrouve ensuite nos jolis tons rouges dans le sanctuaire shintoiste Yasaka-jinja. Il fut construit en l'an 656 puis réédifié de 1654 à 1664 pour atteindre sa forme actuelle. Yasaka-jinja est dédié à Susanô, divinité de la mer et des tempêtes.


La traversée du parc Maruyama nous conduit alors au vaste complexe du Chion-in regroupant plusieurs temples. Le premier temple date de 1234 mais de nombreux bâtiments du complexe sont détruits par les incendies en 1633, pour être par la suite entièrement reconstruits. On y entre par une porte d’entrée immense (24 mètres de haut pour 50 de large) : il s’agit d’ailleurs de la plus grosse structure en bois de ce type au Japon.


A quelques pas du Chion-in, on arrive au temple bouddhiste Shoren-in datant de la fin du XIIème siècle. Les bâtiments actuels, détruits en 1893 par un incendie, ont été reconstruits en 1895. C’est un temple très peu visité alors qu’il possède de magnifiques jardins et de majestueux camphriers, vieux pour certains de plus de 700 ans.


Direction le dernier temple du jour, le Kenninji. Il s’agit d’un temple bouddhique zen fondé en 1202, ce qui en fait le plus vieux temple zen de Kyoto. On peut y voir de beaux jardins et de sublimes peintures intérieures. Le bâtiment principal abrite l’impressionnant plafond des Dragons Jumeaux, réalisé par Koizumi Junsaku et installé en avril 2002 pour célébrer les 800 ans du temple. La peinture mesurant 11,4 par 15,7 mètres, il aura fallu deux ans à l’artiste pour l’achever.


Pour finir la journée nous nous sommes baladés dans le quartier de Gion. C’est l’un des quartiers historiques de Kyoto, célèbre car l’on peut y croiser des Geisha et Maiko. Nous avons en effet pu voir deux Geisha qui ont disparues trop rapidement pour pouvoir les prendre en photo. Les rues sont très charmantes bordées de toutes ces maisons traditionnelles.


A la tombée de la nuit, les lumières font ressortir la beauté des lieux notamment le long du canal Shirakawa où de nombreux restaurants donnent directement sur la rivière.


Ou encore la petite rue Ponto Cho illuminée par des dizaines de lanternes rouges.


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