Hakone

Hakone

Publié le 25/04/2018

Ça y est c’est décidé, on se remet au stop. Le train c’est bien, mais ça ne permet pas de faire de belles rencontres. Forts de nos premières expériences à Nikko, nous commençons d’un pas décidé. Nous écrivons même notre destination en kanji comme des grands. 45 kilomètres nous séparent de notre destination Hakone. Nous marchons mais avons des difficultés à trouver un emplacement où se placer afin que les voitures puissent s’arrêter : il y a des barrières de sécurité en continu le long de la route. Qu’a cela ne tienne, on se positionne près d’un tout petit renfoncement. Au bout d’une vingtaines de minutes, une voiture ayant fait demi-tour s’arrête pour nous prendre. C’est parti pour 1h de route le long de la côte : on est ravis, le paysage est juste sublime ! Nous nous faisons déposer à « l’entrée » de la région d’Hakone, Hakone-Yumoto.


Hakone-Yumoto manque clairement de charme et il y a en plus un peu trop de monde à notre goût. Nous prenons alors un train pour quelques arrêts seulement afin de nous rendre à Miyanoshita, une petite ville d’où commence notre randonnée prévue le lendemain matin. C’est ça la magie de ne pas réserver de logements à l’avance et de pouvoir faire ce que l’on veut ! 😊 Nous avons passé notre meilleure nuit sous tente jusqu’à maintenant : dans un joli parc en hauteur loin de tout passage et avec en prime un cerisier comme compagnon.


Réveil matinal, en forme pour commencer à marcher. C’est la première fois que nous allons faire de la randonnée avec nos gros sacs au complet en plus. Pour commencer en douceur, il est prévu 1h d’ascension jusqu’au sommet du mont Sengen puis moins d’1h de descente pour rejoindre la ville suivante Kowakidani. Très joli chemin au milieu de la forêt pour arriver au sommet, mais autant vous dire qu’avec 17kg sur le dos ça n’a pas été si évident que ça. On a quand même fini par y arriver avec 30 minutes de plus sur le temps prévu par le guide.


Contrairement à ce que l’on peut penser, même la descente n’est pas évidente avec un tel poids sur le dos, mais bon il faut bien se mettre en jambes pour la suite. Nous avons même croisé une petite cascade sur le chemin du retour.


Arrivés à Kowakidani et après un bon petit déjeuner, nous nous rendons en stop cette fois-ci à Sounzan pour accéder à Owakudani « une grande vallée bouillonnante » par une chemin de randonnée. Mais deux mauvaises nouvelles nous attendent : premièrement, le sentier est fermé à cause des émanations gazeuses, et deuxièmement le funitel qui permet également d’y accéder avec en prime une magnifique vue sur le Mont Fuji fonctionne mais le temps devient orageux et la vue est complètement obturée par les nuages. En prime, une forte pluie est annoncée pour cette nuit.

Changement de plan : nous allons aller à Gora, une ville juste à côté, afin de pouvoir trouver un endroit où dormir cette nuit. Nouvelle mauvaise nouvelle, tout est complet ! On est samedi, c’est le weekend les japonais en profitent. Après avoir écumé tous les hôtels et guest house de la ville, la dernière chambre disponible est dans un hotel 4 étoiles à 165 euros la nuit. On se dit d’abord : « Non c’est beaucoup trop cher, pas du tout raisonnable et complètement fou ». Et puis il s’est mis à pleuvoir, pas une petite pluie fine et légère, la grosse pluie qui finalement a eu raison de nous ! Nous voilà donc au Merveille qui certes, nous a coûté un bras, mais qui est juste génial il faut l’avouer. La chambre est magnifique (avec 3 lits simples d’ailleurs), il y a un onsen sublime et même de la barbe à papa à faire soit même dans le hall de l’hôtel.


Le lendemain matin, il pleut toujours un peu mais le temps est censé se dégager dans la journée. Fin de la parenthèse enchantée, il est temps de quitter l’hôtel. On retourne à Sounzan pour prendre le funitel et enfin voir le mont Fuji. Nouvelle déconvenue, il est fermé à cause du vent. Tant pis nous irons jusqu’en bus au lac et espérer que les nuages laissent apparaitre le Mont Fuji. Petite escale sur le chemin, pour voir la fameuse vallée d’Owakudani.


Nous y avons mangé des onsen tamago, des œufs mis à bouillir dans les eaux sulfureuses et qui en ressortent tout noircis. Au goût, pas de différence flagrante avec un œuf standard mais il se dit qu’en manger un prolonge la vie de 7 ans. Ça tombe bien, nous en avons 5 en tout : on vient de gagner 17 ans et demi de vie chacun ! 😊 .


Nous arrivons enfin au lac Ashino-ko, dont nous longeons toute la rive est afin d’arriver à Moto-Hakone.


En chemin, nous croisons le Hakone-jinja célèbre pour son torii qui émerge du lac.


Allez, on continue et nous arrivons enfin à la raison de notre venue dans la région d’Hakone : la vue sur le mont Fuji. Les nuages ont fini par presque tous se dissiper, laissant la vue dégagée avec en prime un joli coucher de soleil.


Nous trouvons un parc où camper. Il est l’heure de se coucher, demain nous changeons de région.

Voir les photos